Le pizzicato 🎻

Ou « pincé » en italien. Votre sagacité aura relevé que ce blog lui est dédié. 🙂

Nous aimons le pizzicato (pizzicati au pluriel). Tout d’abord, parce qu’il démontre qu’un violoniste est un sportif musicien accompli qui ne joue pas seulement avec l’archet : il se sert de tous ses doigts. Ensuite, le son du pizzicato, qu’il soit pianissimo ou forte, c’est un peu le pili-pili sur votre pizza : il relève le plat. Le pizzicato est un peu magique. 🙂

Il s’agit de jouer la note en pinçant la corde avec le gras de ses doigts. Facile ? Non ! Car il faut solidement maintenir le violon sous le menton pendant que la main droite retient l’archet. Le défi étant de ne pas tout faire tomber pendant la représentation (là, c’est fichu, vous sortez !).

On l’a dit : certains pizzicati sont forte ; d’autres pianissimo. Bien souvent, ils se « cachent » un peu partout dans les symphonies et concertos. Pendant les concerts, seuls les mélomanes avertis les entendent. Souvent syncopé (soupir, pizz, soupir, pizz), le pizzicato rythme ou ponctue le mouvement, c’est selon. Le violoniste doit rester sur ses gardes car il peut surgir à tout moment. (Si vous donnez un coup d’archet, vous sortez aussi).

Vous l’avez vu ? Redoutable, non ?

Aucun compositeur ne s’en est privé. Les frères Strauss lui ont même consacré le 3ème mouvement de leur symphonie n°3.

Pizzicato-o-o ! Et maintenant, au boulot. Le professeur nous attend 🙂

Faut-il répéter pendant des heures ?

C’est une question que l’on nous pose souvent : « pour atteindre ce niveau, faut-il s’exercer plusieurs heures par jour ? »

Non. Il n’est pas exigé de jouer d’un instrument 4 heures par jour.. sauf si, bien entendu, vous êtes musicien professionnel. Pizikato s’adresse aux bénévoles « amateurs ».

Ce qui compte, c’est la régularité . Trente minutes par jour suffisent si vous vous y astreignez. Inutile de répéter quatre heures durant parce que vous n’avez pas touché votre instrument de la semaine ! Cette séance vous fatiguera et la semaine suivante, vous abandonnerez parce que l’envie aura disparu.

Bien sûr, la durée de la répétition augmente selon votre niveau. Nemo, elle, s’entraîne une heure par jour. Parfois deux si sa journée l’y autorise.

Nous avons souvent observé un sentiment de culpabilité chez les musiciens qui, pour diverses raisons (de santé, professionnelles…) sont contraints de délaisser leur instrument. Ils se sentent mal. S’exercer leur manque et ces personnes ont une envie presque irrépressible de reprendre la musique. C’est bon signe. Cette culpabilité les renvoie à leur envie de maintenir leurs acquis et de progresser. Reprendre les séances sera facile.

C’est plus compliqué pour les paresseux et les enfants. Que dire des enfants paresseux ? 🙂 Pour ces apprentis, il est indispensable de fixer un rythme de répétitions, qui soit encadré par des professeurs. Le cours de la semaine, obligatoire, impose une contrainte qui à son tour, contraint l’élève à s’entraîner. Le morceau devant être joué mercredi devra être répété du jeudi (lendemain de la leçon) au mardi suivant. Comme à l’école. Le risque étant de « dégoûter » l’élève. Mais c’est ainsi que la sélection s’opère.

Enfin, il est essentiel de débuter la musique dès le plus jeune âge. Nous avons commencé le violon à 4 ans. A l’adolescence, il est déjà trop tard.

N’oubliez pas ! Surtout : du plaisir ! La musique, quelle qu’elle soit, ne se fait pas dans la douleur !

Le jardin de Pizikato ☘️🌺

et quelques notes de jazz 🎶

Bon dimanche ! 🙂

Le Stradivarius Da Vinci, la star des violons

La maison de vente Tarisio annonce, dans un communiqué de presse, la vente aux enchères du célèbre violon acquis en 1924 par Toscha Seidel et qu’il conserva jusqu’à sa mort (en 1962) : le Stradivarius Da Vinci, fabriqué en 1714 par Antonio Stradivari à Cremone.

Le Stradivarius Da Vinci est un violon exceptionnel : pour traiter et vernir le bois de l’instrument, Antonio Stradivari a utilisé du zinc, du cuivre, de l’alun et l’eau de chaux. Le célèbre luthier avait constaté que ces produits amélioraient incroyablement la qualité sonore de ses instruments.

Le 9 Juin, à New York, le Stradivarius Da Vinci sera vendu entre 16 et 20 millions d’euros. Son dernier propriétaire, un homme d’affaires japonais, a décidé de s’en séparer.