La belle et la bête

Ludwig Van Beethoven perdit progressivement l’ouïe dès l’âge de 20 ans. Cette surdité, qu’il qualifiait d’injuste, le rendit furieux. Pas un jour, pas une heure sans qu’il éclata de colère contre cet handicap qu’il vivait très mal.

Beethoven crut tout d’abord à la guérison. Mais avec le temps, sa surdité s’aggrava. Et, lorsqu’en 1824 sa célèbre 9ème symphonie fut donnée en public, le compositeur n’en savoura aucune note.

Beethoven s’acharna à le cacher. Il s’éloigna de tous et se mura dans le silence.

Un soir, alors que sa « Fantaisie chorale » était donnée dans un salon particulier, le compositeur, désormais âgé resta immobile, insensible aux applaudissements enthousiastes de l’assistance. Alors, Caroline Unger s’avança vers lui . Elle lui prit la main et, lentement, la jeune chanteuse tourna Beethoven vers le public. Il s’aperçut alors de l’émoi qu’avait suscité son oeuvre ; le compositeur en fut ému aux larmes.

La Fantaisie chorale… une oeuvre inscrite au livret de notre prochain concert.


3 réflexions sur “La belle et la bête

  1. Je trouve cette histoire magnifique ! La passion, l’amour et la musique transgressent toutes les barrières !
    Merci beaucoup pour cet article !

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  2. C’est quand même pas de bol pour un musicien de devenir sourd.
    C’est un peu comme devenir sourd, aveugle et muet pour un « journaliste » d’un média d’état russe…

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