Le pizzicato đŸŽ»

Ou « pincĂ© » en italien. Votre sagacitĂ© aura relevĂ© que ce blog lui est dĂ©diĂ©. 🙂

Nous aimons le pizzicato (pizzicati au pluriel). Tout d’abord, parce qu’il dĂ©montre qu’un violoniste est un sportif musicien accompli qui ne joue pas seulement avec l’archet : il se sert de tous ses doigts. Ensuite, le son du pizzicato, qu’il soit pianissimo ou forte, c’est un peu le pili-pili sur votre pizza : il relĂšve le plat. Le pizzicato est magique. 🙂

Il s’agit de jouer la note en pinçant la corde avec le gras de ses doigts. Facile ? Non ! Car il faut solidement maintenir le violon sous le menton pendant que la main droite retient l’archet. Le dĂ©fi Ă©tant de ne pas tout faire tomber pendant la reprĂ©sentation (lĂ , c’est fichu, vous sortez !).

On l’a dit : certains pizzicati sont forte ; d’autres pianissimo. Bien souvent, ils se « cachent » un peu partout dans les symphonies et concertos. Pendant les concerts, seuls les mĂ©lomanes avertis les entendent. Souvent syncopĂ© (soupir, pizz, soupir, pizz), le pizzicato rythme ou ponctue le mouvement, c’est selon. Le violoniste doit rester sur ses gardes car il peut surgir Ă  tout moment. (Si vous donnez un coup d’archet, vous sortez aussi).

Vous l’avez vu ? Redoutable, non ?

Aucun compositeur ne s’en est privĂ©. Les frĂšres Strauss lui ont mĂȘme consacrĂ© le 3Ăšme mouvement de leur symphonie n°3.

Pizzicato-o-o ! Et maintenant, au boulot. Le professeur nous attend 🙂


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