A écouter : « Enargeia » Emily d’Angelo

Nous avons découvert Emily d’Angelo il y a quelques semaines. Et ce fut un choc. Comment cette jeune mezzo-soprano avait-elle pu nous échapper ?

Sa bio

Emily d’Angelo est née à Toronto (Canada) il y a 27 ans. Diplômée du Studio de la Canadian Opera Company eet du Lindemann Young Artist Development Program du Metropolitan Opera de New York, elle remporte de nombreux prix dont, en 2018, du public au Concours Operalia Placido Domingo. Une année plus tard, elle reçoit le Leornard Berstein Award au prestigieux Festival de Schleswig-Holstein.

Elle monte ses premières planches au Festival des Deux Mondes de Spoleto où elle incarne Cherubino dans Les Noces de Figaro. Le public est conquis. Puis Emily incarne le rôle de Rosina dans Le Barbier de Seville au Festival de Glimmerglass. Elle se produit aussi avec l’Orchestre Philarmonique de Los Angeles dans La Flûte Enchantée, sous la direction de Gustavo Dudamel.

La clémence de Titus, la Flûte enchantée, le Dialogue des Carmélites… Berlin, Munich, Toronto, New York, Dresde en passant par Paris… Emily d’Angelo signe en exclusivité avec Deutsche Grammophon. Nous la découvrons dans ce bel album sorti l’année dernière : Enargeia.

Enargeia (Deutsche Grammophon – 2021)

Oubliés Mozart et Rossini : aux côtés du Freie Orchester de Berlin, du quatuor à cordes Matangi et du Kuss Quartet de Berlin, Emily d’Angelo embrasse des sons beaucoup plus anciens. Energeia (énergie en grec) s’inspire des oeuvres de la compositrice, abéesse, poétesse et prophétesse Hildegarde Von Bingen (1098-1179) dans de nouveaux arrangements par les compositrices américaines Missy Mazzoli et Sarah Kirkland.

Les processus de recherche, de réarrangement et d’enregistrement ressemblaient plus à de l’archéologie qu’à de l’architecture musicale. En fin de compte, je ne voulais pas que quoi que ce soit soit aléatoire.

Et c’est réussi ! Enregistré pendant la pandémie à la Kirche zum Heiligen Kreuze (église de la Sainte Croix) à Berlin, Energeia s’écoute comme un album méditatif au son contemporain. Ce dualisme crée un frisson étrange.

Notre titre préféré ?

« The Lotus Eaters ». Ecoutez comme c’est beau… et déroutant !

Energeia (Deutsche Grammophon) est disponible en streaming et chez tous les bons disquaires.


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